S.B.M. : pour un changement de culture

Posté par etienneruzic le 11 janvier 2008

monacocasinomontecarlo.jpgLa législature qui s’achève fut plus marquée par un changement générationnel que politique. En effet, à un clientélisme instillé par des décennies sans réelle alternance, s’est substitué un clientélisme quasi structurel guidé par l’instinct de conservation dont la tare la plus inquiétante est l’absence de toute vision d’avenir.

Les symptômes les plus visibles de ces marchandages se manifestent par les interventions exercées sur la S.B.M., bridant ainsi un formidable outil emblématique par de médiocres considérations politiciennes.

Unique par son histoire, sa renommée, son patrimoine, ses casinos et plus encore par ses personnels, la S.B.M. devra procéder à une profonde refonte de sa politique de gestion des ressources humaines. Celle-ci devra assurer aux meilleurs de progresser en dehors de toute considération politique.

Elle doit se défaire d’un discours paternaliste et de son sous-produit, la mise sous tutelle des individus, au profit d’un langage vrai : la méritocratie, qui exclue clientélisme et élitisme.

La culture du débat, la motivation des choix de la hiérarchie, la délégation de pouvoirs et ses corollaires, l’autonomie et la responsabilité, doivent devenir les axes cardinaux de ce management.

Pour y parvenir, la S.B.M. doit reconsidérer le choix de ses hommes.

D’une part au sein du secteur Jeux, où les ressources existent en interne, à la condition de choisir parmi les Monégasques compétents et audacieux, et de leur laisser exercer les pleines prérogatives de leurs fonctions. D’autre part dans les départements administratifs et financiers, où d’autres Nationaux diplômés et déterminés, souvent reçus à bras ouvert à l’étranger, n’attendent qu’une chose : que leur soit proposé l’opportunité d’exprimer le même talent chez eux.

Par ailleurs, et sans préjudice des autres secteurs, la S.B.M. doit faire porter ses efforts sur le cœur historique de ses activités, à savoir la clientèle très haute de gamme des jeux de tables, potentiel largement sous exploité aujourd’hui.

Cette industrie, génératrice des taux de profit les plus élevés, offre des carrières dont dépendent de façon quasi mécanique les suppléments de rémunérations de nombreuses autres catégories de personnels.

Ce rebond passe principalement par la mise en place d’un système transparent, concurrentiel et efficace de rémunération des agents recruteurs, et par une mise en perspective des conditions financières et des prestations offertes aux joueurs.

Enfin, la S.B.M. ne saurait être, sans risques, tenue à l’écart de la modernité. Et cette modernité, ce sont les sites de Casinos sur Internet.

Ces sites représentent dans tous les pays où ils sont exploités entre 11 et 15 % du produit brut des jeux, réalisant un chiffre d’affaire mondial supérieur à 10 milliards d’euros en 2006. 58 % des cyberjoueurs sont européens, et la plateforme existe.

En la matière, gouvernement et Conseil National ne sauraient donc différer plus longtemps la mise en place de la Législation relative à ce secteur.

En conclusion, le fleuron de notre économie doit poursuivre sa trajectoire historique, à savoir l’excellence et l’exception dans tous ses domaines d’activités. La S.B.M. n’a pas d’autre choix car ses structures sont de taille limitée, mais c’est aussi ce qui en fait sa force.

Elle ne pourra durablement y parvenir en faisant preuve de frilosité à l’égard de nos compatriotes compétents et motivés.

Etienne Ruzic

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