Affaire Serieyx

Posté par partimonegasque le 20 juillet 2007

 » Farouchement attachés à la présomption d’innocence, et désireux que l’instruction de l’affaire, dite, « Du rapport Serieyx » puisse se dérouler sereinement, nous nous refusons à commenter directement les faits qui sont reprochés et poursuivis ou à émettre quelque jugement que ce soit sur les personnes concernées.

Néanmoins, le Conseil National est depuis quelques mois déjà l’objet de la suspicion de nos compatriotes, et tous les élus subissent, même indirectement, le discrédit que cette affaire porte sur eux.

Quel qu’en soit l’issue, il y aura des conséquences sur notre Institution. Il nous paraît donc totalement impensable de faire comme si de rien était.

Nous déplorons que, de lui-même, Monsieur Valéri n’ai pas pris la décision de quitter ses fonctions de Président, au moins durant le temps de la procédure. Sa situation personnelle et cette fonction nous paraissant totalement incompatibles.

De plus, nous nous désolidarisons totalement des arguments avancés par le Président du Conseil National et certains membres de la majorité, accusant la justice monégasque ou impliquant les hauts fonctionnaires de l’Etat pour se défendre. Ce n’est pas en dénigrant une institution que nous redorerons le blason de l’autre.

Nous espérons sincèrement que cette affaire pourra connaître une issue honorable pour notre Haute Assemblée et notre pays, sachant toutefois qu’ils n’en sortiront pas grandis. »

2 Réponses à “Affaire Serieyx”

  1. Jean dit :

    Vous dîtes qu’ »il vous paraît donc totalement impensable de faire comme si de rien était »
    Or je constate que lors de la séance extraordinaire du 4 septembre, les élus de tous bords ont fait comme si … de rien n’était justement.
    Personne ne semble avoir tiré les conséquences du concept d’éthique dans lequel vous vous drapez tous : comment est-il envisageable de continuer de siéger au sein d’une assemblée présidée par un individu mis en examen ?
    Manque de courage, intérêt financier (indemnités) … ou spécificité monégasque ? Pour quoi passons-nous aux yeux des observateurs étrangers ?
    Et comment continuer dès lors à évoquer l’éthique ? Ce terme semble désormais bien creux.
    Dommage. Nous aurions pu, pour une fois, prendre exemple sur le voisin français et la jurisprudence que sa classe politique s’impose maintenant depuis une bonne dizaine d’années : mise en examen = démission des mandats.

  2. C. Pasquier-Ciulla dit :

    Votre révolte est légitime et, croyez le bien, au Parti monégasque, nous la partageons.
    Je me permets cependant d’éclaircir quelques points, en toute transparence :
    - Manque de courage. La question de la position à prendre face à la situation du Président du Conseil National a été pour nous un véritable dilemme. Comme nous l’avons écrit dans le texte auquel vous réagissez, il nous eût semblé éthique qu’il abandonnât cette fonction durant le temps de la procédure. Ce choix ne fut pas le sien, nous n’y reviendrons pas (il s’en est longuement expliqué par courrier). Que faire dès lors ? Certainement pas comme si de rien n’était. Mais après d’âpres discussions, tout bien considéré, nous avons choisi de ne pas ouvrir de crise institutionnelle grave à quelques mois des échéances électorales. Non par manque de courage mais bien par souci de l’intérêt général. Croyez bien qu’il est parfois difficile, dans le climat actuel, d’articuler éthique de conviction et éthique de responsabilité. Nous avons privilégié cette dernière (entre deux maux il faut parfois choisir le moindre).
    En revanche, et j’en resterais là sur ce point : démissionner de cette fonction était un choix entre les mains du Président, mais aussi et surtout de sa majorité. Les 16 élus UPM avaient entre leurs mains les moyens d’imposer cette forme de gouvernance. Ils ont préféré se réfugier derrière leur « leader maximo » ; il leur incombe donc une part importante de responsabilité.
    - Intérêt financier. Mes indemnités sont de 2450 EUR/mois qui servent intégralement au salaire de mon attaché parlementaire et au loyer des locaux du Parti monégasque. Cela nous permet de faire, à notre mesure mais correctement, notre travail au service de nos compatriotes et de l’intérêt général. Y voyez-vous là une quelconque source d’enrichissement ?
    - Spécificité monégasque. Ce terme, on nous le sert à toutes les sauces. Il faudra bien le(s) définir strictement un jour. Disons simplement dans l’immédiat que le manque de conviction, de responsabilité et l’opacité n’en font à notre sens pas parti. Quant à l’éthique … Si seulement chacun commençait par mettre un tant soit peu cette valeur en pratique avant que de s’en revendiquer. Je vous rejoins donc sur ce dernier point.
    - Mise en examen = démission de mandats. Précisons qu’en France, dans le cadre de la jurisprudence que vous évoquez, ce ne sont pas les mandats électifs qui sont généralement abandonnés mais les mandats executifs. Les élus francais mis en examen ne démissionnent pas de leurs mandats de député, sénateur, conseiller (les mairies étant un cas « à part »), mais en revanche démissionnent des gouvernements auxquels ils appartiennent, des présidences … A cette précision près, nous y sommes favorables et vous lirez sous peu nos propositions en ce sens et pas seulement. Mais il n’y a aucune règle de caractère obligatoire, c’est juste une question de crédibilité, d’opinion publique et d’éthique
    C. Pasquier-Ciulla

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